
Les arnaques du moment
Mise à jour de septembre 2026. La rentrée concentre inscriptions, paiements et démarches administratives, et les escrocs suivent le même calendrier : frais de scolarité réglés sur un RIB modifié, faux sites de listes de classe, voix clonées. Voici les six scénarios qui reviennent le plus dans les signalements ce mois-ci, avec le signal qui trahit chacun et le bon réflexe.
- Un prétexte urgent reste le signal d’alarme numéro un
- Ne cliquez jamais un lien reçu par SMS ou mail non sollicité
- En cas de doute, raccrochez et rappelez le numéro officiel
- Aucun organisme ne demande vos codes, votre mot de passe ou votre carte
1. Frais de scolarité et de cantine payés sur un faux RIB
Le piège : un mail annonce une facture de scolarité, un prélèvement de cantine refusé ou une régularisation à payer. Il affiche le bon établissement, le prénom de l’élève et un montant plausible, parce qu’il part parfois d’une vraie adresse d’école piratée. Seul le RIB a été remplacé. Le signal qui doit alerter : un changement de coordonnées bancaires annoncé par courriel, un délai court, et un montant modeste (quelques dizaines d’euros) qui n’incite pas à vérifier. La parade : ne réglez jamais un virement sur la foi d’un RIB reçu par mail. Appelez le secrétariat au numéro que vous connaissez déjà, et passez par l’espace famille officiel de l’établissement. Voir arnaque au virement et reconnaître un faux mail.
2. Faux sites de listes de classe et de fournitures
Le piège : des sites promettent la composition des classes avant l’affichage officiel, ou un pack de fournitures complet livré avant la reprise. Vous payez ou vous vous inscrivez, et le colis n’arrive pas. Les données saisies (nom de l’élève, établissement, adresse des parents) alimentent ensuite du démarchage et des messages de phishing bien mieux ciblés. Le signal qui doit alerter : un service qu’aucune école ne délègue, un site créé il y a quelques semaines, des mentions légales absentes ou fantaisistes, un paiement réclamé par virement. La parade : les listes de classe et de fournitures viennent de l’établissement, nulle part ailleurs. Vérifiez l’ancienneté du site, préférez la carte bancaire au virement, et cherchez le nom du site suivi de « avis ». Voir reconnaître un site frauduleux et acheter en ligne en sécurité.
3. Faux conseiller bancaire et faux coursier
Le piège : un appel affiche le numéro de votre banque (un numéro s’usurpe en quelques clics) et un prétendu service anti-fraude annonce des opérations suspectes à annuler. Dans la variante qui monte, il annonce le passage d’un coursier pour récupérer la carte « compromise ». Le signal qui doit alerter : on vous demande un code reçu par SMS, votre mot de passe, la validation d’une opération dans l’application, ou la remise de votre carte. Une banque ne fait rien de tout cela. La parade : raccrochez, ne validez rien, rappelez au numéro figurant au dos de votre carte. Si de l’argent est parti, faites opposition, déposez plainte et demandez le remboursement par écrit : depuis un arrêt de la Cour de cassation d’octobre 2024, subir une usurpation de numéro ne constitue pas en soi une négligence grave. Voir faux conseiller bancaire.
4. Voix clonée d’un proche ou d’un responsable
Le piège : un appel ou un message vocal reprend la voix d’un enfant, d’un parent ou d’un dirigeant, et réclame un virement immédiat ou une avance d’argent. Quelques secondes de voix publiées en ligne suffisent aujourd’hui à produire une imitation crédible. Le signal qui doit alerter : l’urgence, la demande de discrétion, un canal inhabituel (nouveau numéro, messagerie), et un refus de vous laisser rappeler sur le numéro habituel. La parade : raccrochez et rappelez vous-même le numéro que vous avez en mémoire. Convenez en famille d’une question dont seul le vrai proche connaît la réponse. Au travail, toute demande de virement se confirme sur un second canal. Voir l’arnaque à la voix clonée et l’arnaque « bonjour maman ».
5. QR codes piégés sur horodateurs, bornes de recharge et avis d’amende
Le piège : un autocollant est collé sur un horodateur ou une borne de recharge, ou un faux avis de contravention est glissé sous l’essuie-glace. Le scan ouvre une page de paiement copiée sur celle de l’ANTAI ou de l’exploitant, qui capte la carte. Les services spécialisés traitent plusieurs centaines de procédures liées à ce mode opératoire. Le signal qui doit alerter : un QR code collé par-dessus un autre, un autocollant qui se décolle, une adresse qui ne correspond pas à l’organisme annoncé, ou un service payable sur place qui réclame soudain la carte en ligne. La parade : payez à l’horodateur ou dans l’application officielle de l’opérateur, lisez l’adresse ouverte après le scan avant toute saisie, et ne renseignez pas votre carte sur une page atteinte par QR code. Voir l’arnaque au QR code.
6. Faux SMS d’amende et de péage à flux libre
Le piège : un SMS annonce une amende impayée ou un passage de péage à flux libre à régler vite, avec un lien de paiement. Les escrocs affichent parfois votre nom et votre plaque pour paraître crédibles. Le signal qui doit alerter : l’ANTAI et les sociétés d’autoroute ne réclament jamais un paiement par SMS, une vraie amende porte un montant rond (35 €, 90 €, 135 €) et jamais des centimes, et le lien ne pointe pas vers un domaine en .gouv.fr. La parade : ne cliquez pas, tapez vous-même antai.gouv.fr dans le navigateur pour vérifier, et transférez le SMS au 33700. Voir faux SMS d’amende et faux SMS de péage.
Questions fréquentes
J’ai payé une facture scolaire sur un faux RIB, que faire ?
Contactez votre banque au plus vite pour tenter le rappel du virement, prévenez l’établissement (d’autres familles sont probablement visées), déposez plainte, et faites-vous accompagner sur 17cyber.gouv.fr.
Comment se tenir au courant des nouvelles arnaques ?
Méfiez-vous de toute sollicitation pressante, et suivez les alertes officielles de cybermalveillance.gouv.fr et du 33700 pour les SMS frauduleux.
Où signaler une arnaque ?
SMS au 33700, sites frauduleux sur internet-signalement.gouv.fr (Pharos), et accompagnement sur 17cyber.gouv.fr ou cybermalveillance.gouv.fr.
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